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les trucs et bidules

14 décembre 2008

Durban

... Je reprends le fil du récit... ça prend un peu de temps et je n'en avais pas des masses ces derniers jours. Mais tant mieux, ça me garde la tête dans le voyage. entre temps j'ai lu "un long chemin vers la liberté" de Mandela, j'ai vu un superbe documentaire sur les chants de lutte anti-apartheid "Amandla! A Revolution in Four Part Harmony" et - mais là ce n'était pas exprès - nous sommes allés voir avec la famille de mon amoureux 'le Roi lion", une comédie musicale, où l'un des personnages parle zoulou...

"Amandla!" et la foule répond le poing levé "Ngawethu!", "la liberté!" "au peuple".

Nous sommes descendus plus au sud, toujours sur les bords de l'océan indien, vers Durban. Durban est le grand port industriel d'Afrique du sud. Pour un séjour touristique comme le nôtre, Durban n'a pas grand intérêt. Nous y sommes allés pour rendre visite à des amis de mes parents. Ils se sont rencontrés à l'époque où mes parents vivaient à Johannesburg, entre 1976 et 1980. Eux étaient très militants, ils luttaient contre l'apartheid. Ils avaient participé à la création d'une communauté mixte vivant sur les flancs des terrils séparant Jo'burg de Soweto et ont co-fondé un mouvement de théâtre  : "Junction avenue" avec William Kentridge... entre autres ! je serai incapable de citer tout ce qu'ils ont fait et font encore aujourd'hui : ils sont chercheurs à l'université du Kwazulu Natal, lui écrit des poèmes, des opéras, elle travaille pour l'Unesco etc. On a aussi rencontré leur fille aînée : nous sommes nées à deux mois d'intervalle, nos mères allaient ensemble faire leurs exercices de préparation à l'accouchement. C'était intéressant de discuter avec eux de l'Afrique du sud, de ce qu'ils espèrent.

Je n'ai pas fait de photos de Durban... Mon chéri était très stressé et m'a communiqué son angoisse. Toujours ce soupçon de violence dont on ne sait pas d'où elle peut provenir.
On veut visiter un centre où se regroupent des artistes sud-africain. Le lieu est sur les docks. Nous ne le trouvons pas tout de suite, nous demandons notre chemin. Les personnes nous l'indiquent volontiers, mais en précisant bien le côté du trottoir où nous devons marcher... l'autre est dangereux... A notre retour chez nos amis, Astrid a bien ri en écoutant notre récit, nous étions allé dans l'un des lieux les plus risqués de Durban...
Le lendemain, elle nous dépose à un marché dans le quartier indien de la ville. Au moment de sortir, elle nous raconte que sa fille s'est fait braquer non loin de là en plein dimanche... Nous faisons un tour du quartier, puis au moment où nous souhaitons nous en éloigner (un marché de souvenirs pour touriste que nous avions vu a l'identique des centaines de fois), un vigile du marché vient nous voir en nous conseillant très fortement de ne pas nous diriger vers là où nous allions, car cela pouvait être dangereux pour nous... Nous tournons donc des talons. Nous marchons un peu dans d'autres rues, mais, mon chéri toujours stressé par la présence de mon appareil photo dans mon sac, nous décidons finalement de rentrer.
Nous n'avons jamais vécu cette violence dont tout le monde parle (et que nos hôtes relativisent), heureusement, mais nous en avons ressentis les conséquences : sur protection, méfiance, tensions.

Posté par stephaniehaski à 15:35 - voyage - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    Ah ben spadommage ! Enfin ze retour of ze come back !
    Il est space ton film !
    Heureusement que tu n'as pas eu de pb et seulement des ressentis et des tensions. C'est mieux quand même ! Ca aurait été dommage sinon !

    Sinon j'ai reçu mon appareil photo, mais tous les modes d'emploi sont en anglais. Et ça me saoule grave.

    Posté par labeille, 14 décembre 2008 à 15:57
  • je connais cet homme

    ne serait ca pas une des premieres video d'animation de William KENTRIDGE???

    Posté par Ruawnitok, 14 décembre 2008 à 23:25
  • Armed Response

    ça m'a choquée en arrivant à CapeTown. Les maisons avec des grilles partout, voire des barbelés, les verrous, l'alarme à brancher dès qu'on sort... Et pourtant en se promenant dans les rues, pas de stess particulier (bon on n'est sans doute pas aller dans les endroits craignos, mon homme me connaît suffisamment pour ne pas me gâcher mes vacances

    Merci pour ce récit détaillé. Très belle année à vous au passage faite de joies et de nouveau voyage?

    Posté par Noée, 04 janvier 2009 à 12:50

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