03 septembre 2007
les écoliers
chaque rentrée des classes me foutent le bourdon ... des relans de préo, de ventre noué, de profs pas sympas, de pluie de début septembre...
et vous ? ça vous fait quelque chose?
et si on se partageait nos expériences scolaires ?
C'est la base de chacune de nos vies, non ?
Je commence, en vrac.
tout d'abord : pour rien au monde, je ne reviendrai au collège ou au lycée.
pourtant j'ai gardé des amis de cette époque et je n'ai jamais eu de problèmes scolaires particuliers. Elève sérieuse, travaillant juste ce qu'il faut pour passer d'une classe à l'autre.
Je n'ai jamais eu l'impression de m'épanouir au collège et au lycée. Mes seuls objectifs étaient justement de ne pas redoubler, mais surtout de ne pas me faire remarquer. J'avais la trouille d'être intérrogée, incapable de parler devant les copains qui étaient souvent plus de 30. Je me souviens de textes lu en classe que je n'arrivais pas à lire tellement j'étais tétanisée par l'éventualité d'être interrogée. Du coup, si le hasard me désignait, je me retrouvais incapable de répondre aux questions du prof...
J'ai été chanceuse (je peux le dire maintenant, même si à l'époque, ça m'emmerdait), car j'ai eu une mère qui m'imposait des cours particuliers (et pouvait me les payer). C'est là où j'ai vraiment appris, car l'enjeu et les rapports avec le prof étaient très différents. Je m'exprimais bien plus facilement.
les cours où j'étais bonnes et qui me plaisaient étaient les cours de langue. ceux où j'étais nulle : le français (s’en était pathologique) et la philo. Je n’aimais pas du tout ma prof de Français en première : hautaine, prétentieuse. J’ai d’ailleurs été très mauvaise à l’oral du bac. En ce qui concerne la philo… j’étais en section scientifique, le prof n’avait aucune autorité, j’étais complètement immature et… avec les copines, on préférait mille fois parler des copains… classique…
Parmi mes meilleurs souvenirs des représentants de « l’autorité scolaire », il y avait ma prof de russe (qui nous a suivi du collège jusqu’au Lycée), d’une gentillesse et d’une patience incomparable ! et le proviseur du lycée… et oui, je reste toujours étonnée de cet homme qui m’a toujours fait confiance et épaulé alors que l’on ne s’était jamais vraiment rencontré – et qui était réputé pour être très, très sévère.
une fois le bac en poche (au rattrapage...), direction l'université.
En sortant du lycée je savais ce que je voulais faire (réalisatrice!), mais, encore une fois, j'étais très immature. Ma mère avait alors tout étudié pour moi : quelles écoles il faut faire pour faire du cinéma, quel cursus il faut avoir etc.
très pragmatique, comme j'étais meilleure dans les matières scientifiques que les litéraires, elle a vite repérée l'école louis lumière qui forme les chefs-opérateurs et les ingénieurs du son. et comme il faut un niveau bac+2 pour présenter cette école : direction Jussieu (Paris 7) en Sciences de la matière... Quel pas de géant ! en plein centre de Paris (j'habitais en banlieue), une ville d'étudiants, des amphi énormes de 200 personnes !!! et un niveau tellement différent. ceux qui ont fait des maths au lycée et en enseignement supérieur me comprennent : ce qu'on apprend en fac n'a rien à voir avec le lycée. C'est beaucoup plus abstrait, beaucoup plus complexe !! et pourtant j'ai adoré ! j'ai même eu mon deug en deux ans (les statistiques internent de la fac prévoyaient que je l'ai en trois ans, voir que j'abandonne -sic). mais au bout des deux ans : basta ! les sciences ça me saoule, ça n'est pas mon but. J'ai testé le concours de Louis-Lumière... mais les concours, ça ne me réussi pas.
Alors direction une autre fac - Paris8 à Saint Denis - section cinéma. là je me suis encore plus éclatée. Je crois que ce qui m'a plu à l'université, c'est le fait de travailler pour soi, sans juge, mais avec la possibilité d'avoir du soutien quand il y a besoin. C'est aussi toutes ces potentialités qui s'offrent à vous : Je faisais un peu de militantisme, j'ai repris des cours de russe, j'ai commencé à apprendre l'arabe... et surtout, à paris 8, j'étudiais ce qui m'intéressait et j'étais entouré d'étudiants qui avaient les mêmes intérêts ! Je crois que j'ai vraiment bien profité de ce que la fac m'offrait : on a tourné des court-métrages, on voyait pleins de films et je suis partie 5 mois en séjour Erasmus à Dublin. Un de mes plus beaux souvenirs !
J'ai continué jusqu'en maîtrise. Puis j'ai décidé d'arrêter : une maîtrise de ciné ne sert déjà pas à grand chose et je ne veux ni devenir prof, ni chercheuse alors...
et voilà ! Je travaille (je gagne ma vie) à peu près régulièrement depuis un an et demi. J'écris des court-métrage que je n'arrive pas encore à faire produire (mais ça va venir, la patience et l'obsination font partie des qualités nécéssaires dans ce métier), et un documentaire aussi, avec une amie, que l'on vient de relancer. Ce sont des remises en question permanantes, c'est parfois difficile, mais quand même, pour rien au monde je redeviendrai lycéenne !
les petites madeleines : les nouveaux cahiers, l'odeur du plastique, protéger mes livres, espérer que tel garçon que j'aime bien est dans ma classe cette année, remplir les fiches innutiles que demandent les profs en début d'année et la partie aérienne de la ligne 13 entre "asnières-gennevilliers" et "mairie de Clichy" avec la Seine, le Sacré-coeur et les couchers de soleil...
Commentaires
Ouah ! Quelle mémoire !
Moi non plus n'aimerais pas revenir au lycée et au collège !
J'aime bien la partie Fac, cela me rappelle aussi beaucoup de chouettes souvenirs !
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=258427&pid=6094547
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :

